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  • Kathy

AGRANDISSEMENT - MAÇONNERIE





PREMIÈRE BRIQUE

 

La première brique a été posée le 28 décembre 2021 (hé oui les amis, j'ai vraiment beaucoup de retard dans le blog !). Nous avons choisi une brique rectifiée en terre cuite (BGV thermo+).

La brique en terre cuite possède de très bonnes capacités d'isolation, elle régule naturellement l'humidité et apporte un air intérieur sain.


La rectification consiste à meuler en usine les deux faces de la brique après cuisson pour la rendre parfaitement parallèle et avoir ainsi la meilleur planéité possible.


Pourquoi avoir choisi cette brique ? A épaisseur équivalente, La brique BGV thermo+ est actuellement la plus isolante du marché (R = 1,5m² K/W), ce qui permet un gain de 5 cm d’isolant.


Le coefficient de résistance thermique (R) est l'indicateur de la capacité d'un matériau isolant à résister aux différences de température dues à la chaleur ou au froid. Plus la valeur de R est élevée et plus le matériau a des capacités d'isolation thermique. L'indice R est exprimé en m² K/W (Kelvin par Watt). Pour les murs, l'isolation minimale requise doit avoir une résistance thermique R= 3.7m² K/W. Pour être dans les normes, l'isolation devra donc avoir au minimum un R de 2,2m² K/W.


Le premier rang de briques est posé sur une semelle étanche de 5 cm pour éviter les remontées d'humidité par capillarité dans le mur. Cette semelle est composée de ciment classique dans lequel on rajoute du latex.


Aux quatre coins, les briques poteaux munies de trous dans lesquels passent fers à béton (4x10mm).



Ce premier rang doit être parfaitement de niveau, les briques sont callées à l'aide d'un maillet en plastique (pour ne pas les casser). Les briques étant à joint mince, la pose du premier rang est déterminante. Le moindre faux niveau se répercuterait sur l'ensemble de la construction.






Briques après briques, rangs après rangs la même opération se répète :

  • ajustement des briques et coupe à l'aide d'une scie sabre munie d'une lame de 30cm adaptée aux matériaux.

  • confection du mortier dans un sceaux propre à l'aide d'un mélangeur type mélangeur à peinture.

  • pose du mortier en joint mince. Après un essai sur quelques rangs, nous avons trouvé le rouleau distributeur plus contraignant que la truelle.

  • vérification de l'horizontalité à l'aide d'un niveau et de la verticalité avec un fil à plomb.


Une fois le rang fini, pose du mortier de chaux dans les joints entre les briques : sable, chaux et un peu de ciment pour que ça tire plus vite, vu que nous étions en hiver. Cette étape n'est pas forcément nécessaire, elle apporte juste un peu plus de solidité au mur.




Les briques du rang suivant sont placées au cordeau.


Pour les ouvertures (portes et fenêtres) on utilise des briques tableaux qui ont trois faces lisses.


Arrivé à 2,10m de hauteur, il est temps de se consacrer au linteau de la porte !






CONFECTION ET MISE EN PLACE DU LINTEAU EN CHÊNE

 

Avant de terminer le mur, il fallait poser le linteau au-dessus de l'ouverture de la porte, une poutre en chêne, brut de sciage (240x15x35cm). Cette poutre, découpée dans un arbre abattu récemment, n'est pas sèche. Au fil des mois, en séchant, le bois travaille, il se rétracte et laisse apparaître quelques fentes qui accentueront sont aspect "vielle poutre". La seule crainte d'utiliser un "bois vert" est de le voir cintrer, la poutre sera donc étayée jusqu'à la pose de la porte voire même après.


La première étape : ramener cette poutre sur le chantier. Elle pesait près de 300 kg et, si Laurent a réussi à la décharger seul de la voiture, nous avons dû faire appel à notre voisin et à son tracteur pour la déposer devant le chantier.


La deuxième étape : le rabotage et le ponçage. La poutre a été rabotée à l'aide d'un rabot électrique pour aplanir sa surface, enlever les traits de sciage qui avaient marqué le bois lors de la découpe de l'arbre et adoucir les arrêtes (chanfrein). Puis elle a été poncée avec une ponceuse à bande munie d'un papier abrasif à gros grain (60) pour commencer puis avec un grain fin (120) pour la finition. Le ponçage nécessite plusieurs passages. Détail très important : toujours poncer dans le fil du bois.



La troisième étape : la protection et la teinte. Une fois la poutre poncée, elle est traitée et enduite d'un mélange huile de lin/brou de noix/essence de térébenthine.

  • L'Huile de lin protège et nourrit le bois. Hydrofuge, elle imperméabilise le bois tout en le laissant respirer (contrairement au vernis).

  • L'essence de térébenthine permet une meilleure pénétration de l'huile de lin et protège contre les vers de bois.

  • Le brou de noix est un colorant naturel qui donne une couleur plus ou moins foncée au bois en fonction de la quantité associée à ce mélange.

bois brut après ponçage après 1 couche du mélange après 3 couches



La quatrième étape : la mise en place, ou comment faire quand on est seul avec une poutre de 300 kg ?



Après cet intermède "dynamique", revenons à nos travaux !



La poutre installée, un étai est fixé en son centre pour la maintenir horizontale.


Même opération pour la porte intérieure agrandissement/grange. Cette fois-ci il s'agit d'une vielle poutre démontée dans la grange (voir post précédent).




Enfin, pour terminer la préparation des ouvertures, pose d'un étaiement en madrier pour couler le linteau de la fenêtre.








Avant de passer à la dalle haute, les angles sont renforcés par le chaînage vertical (4 fers de 10mm assemblés en carré) coulé dans un béton dosé à 350 kg.






Et découpe des briques de chaînage qui serviront de coffrage pour la dalle béton. La spécificité de ces briques est d'avoir une couche de polystyrène à l'intérieur pour éviter les pont thermiques.




La préparation est terminée. Les chaînages latéraux et verticaux sont fixés et les briques de chaînages en place, la pose du plancher haut peut commencer !




TOITURE TERRASSE

 

La dalle de la toiture terrasse est réalisée de la même manière qu'un plancher classique poutrelles/hourdis.

Les planchers en béton de type poutrelles/hourdis se composent de trois éléments :

  • Les poutrelles : ce sont des éléments préfabriqués en béton. Il existe deux types : les poutrelles en béton armé et les poutrelles précontraintes (poutrelles en béton précontraint). Elles prennent appui sur la structure porteuse (murs, poutres) et portent le plancher.

  • Les hourdis : également appelés entrevous, ce sont des éléments préfabriqués qui s’insèrent entre les poutrelles. Ils servent de coffrage entre les poutrelles. Le type d'hourdis choisit conditionne la performance thermique du plancher. Les hourdis sont classiquement en béton (hourdis maçonnés pour plancher hourdis béton) ou en terre cuite. Pour faire un plancher isolant, on utilise des hourdis isolant en polystyrène expansé (pour plancher hourdis polystyrène), en bois…

  • La dalle de répartition : appelée aussi table de compression ou dalle de compression, c’est une dalle en béton de faible épaisseur. On coule le béton sur la structure poutrelles hourdis. Elle est coulée en place en béton prêt à l’emploi. Elle est renforcée par un treillis soudé et sert à répartir les efforts et solidariser l’ensemble du plancher.


Le plan d'exécution


Ce plan de pose élaboré par les fournisseurs de matériaux est essentiel pour la préparation de la dalle et le tracé, sur les murs d'appui, de l'emplacement des poutrelles.



Mettre les poutrelles en place

Une fois la première poutrelle mise en place sur les repères tracés d'après le plan de pose, les poutrelles suivantes sont espacées par les hourdis placés à chaque extrémité qui servent d’entretoise.


Etayer

Une ligne d'étais est installée perpendiculairement à l'axe des poutrelles pour les soutenir afin qu'elles restent droites.


Poser les hourdis

La pose des hourdis se fait après l'étaiement des poutrelles. Ils doivent être jointifs entre eux.



🔔 Avant des poser les hourdis, un renfort est installé sur chaque poutrelle (barre acier diam. 12mm, longueur 3m). Il est calculé en fonction de la portée et du poids qu'il y aura sur la dalle de la toiture terrasse.


Ligature du renfort incéré dans la poutrelle.



Poser le treillis soudé

(je n'ai pas pris de photo du treillis soudé)

Dernière étape avant le coulage de la dalle. Il est posé sur les hourdis.


C'est la hauteur de la dalle et son usage qui définissent l’épaisseur du fil de fer du treillis soudé. Pour plus de détails, référez vous au DTU correspondant à votre cas :


  • Le DTU 13.3 pour les dallages industriels, bâtiments collectifs et constructions individuelles.

  • Le DTU 21 relatif à l’ensemble des ouvrages en béton et béton armé.

  • Le DTU 23.5 relatif à la mise en œuvre de planchers sur poutrelles.


La mise en place du treillis nécessite :

  • Un coupe boulons ou meuleuse équipée d’un disque adapté, pour la découpe du matériau.

  • Du fil à ligaturer, pour solidariser les panneaux entre eux en prévoyant un chevauchement sur quelques centimètres (idem photo ci-dessus).

  • Des cales pour treillis soudé, éléments servant à le rehausser.

  • Une Pince ou une tenaille, pour couper et attacher le fil à ligaturer.



Couler la dalle

Contrairement aux fondations qui avaient pris plus de 12heures à quatre, la dalle a été coulée en deux heures à deux, avec un camion toupie.



La livraison a été programmée tôt le matin pour éviter de couler la dalle en plein soleil. Après avoir centré la goulotte de distribution (photo 1), le béton est étalé en périphérie pour revenir vers le centre de la dalle (photos 2 et 3). Alexandre tasse le béton entre les aciers pendant que Laurent continue de l'étaler (photo 4) puis ils le tirent à l'aide d'une règle (photo 5). Moins de deux heures après, c'est fini ! (photo 6).


Un grand merci à Alexandre pour son aide.




Fin de la première étape le 13 mai 2022, près de cinq mois après la pose de la première pierre. Vous trouvez çà long ? vous avez raison ! Tout aurait pu être beaucoup plus rapide si nous avions commencé au printemps. Outre les grosses pluies qui nous ralentissaient parfois, il était impossible de poser les briques lorsque les températures étaient inférieures à 5° (nuit comprise), en dessous, la colle gèle et perd toutes ses propriétés, et en Bretagne les nuits sont rarement au dessus de 5° l'hiver. De plus, nous avons eu et avons toujours des aléas familiaux qui nous retardent grandement dans l'avancement du chantier.


Chers lecteurs et amis, nous vous souhaitons à tous d'excellentes fêtes de fin d'année. A très bientôt pour la suite ...






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